Chronique d’une quête contre le destin

Certes, la bataille était gagnée. Mais Sarne était libre et Karoly disparue…

1. Business as usual ?

Il fallait aller de l’avant. Alors DHE se remit au travail. Il fallait réorganiser les troupes, gérer les réaffectations, régler la logistique, résoudre les problèmes de chacun, et veiller que tout tourne rond. Il fallait faire les diagnostics et réparer son armure, poursuivre l’entrainement, encore et encore.
Les missions reprirent dans le secteur de Kathol. Les équipes marchaient bien et chacun avait fini par trouver sa place. On retrouvait le plaisir des plans bien échafaudés, des difficultés insurmontables, des blessures des plus jeunes qui faisaient leur fierté au bar !

Mais plus les jours passaient, plus ça le hantait. Chaque échappatoire ne faisait plus son office. La franche camaraderie entre frères d’armes et les missions, aussi importantes fussent-elles, ne suffisaient plus. Comment la vie pouvait-elle ainsi continuer ? Comment avancer sans savoir ? Comment se convaincre que tout ceci avait encore un sens ?

DHE finit par ne plus en dormir. Il ne cessait de s’inquiéter du sort de Karoly et Akazz. Il se demandait ce qu’il faisait encore là. Alors il se vidait la tête en s’entrainant et ne s’arrêtait que quand il tombait ou se blessait de fatigue. Puis il se désintéressa de tout, peu à peu, tout en essayant de rester vaguement professionnel…

Ça n’échappa pas à l’attention du Cap’tain, qui un jour le réveilla à grands coups de rangers avant de le saisir au bras avec sa délicatesse habituelle : « Qu’est-ce que tu branles, Major ? Tu vas te sortir les doigts du cul et te reprendre en vitesse, hein ! J’ai pas besoin de toi dans cet état et ça va finir par déraper en mission. » DHE s’effondra et le prit dans ses bras : « J’en peux plus, Thalion, faut que je parte… ».

Après une longue explication et quelques jours pour s’en remettre, ils s’organisèrent pour libérer DHE de ses fonctions. L’équipage fit une énorme fiesta que DHE ne cru pas possible ! Ils avaient tout vécu ensemble, tout partagé, depuis tant d’années. C’était aussi sa famille et lui la leur.

2. Sur la route de l’espoir

Il fut déposé sur Charis avec son barda, ses droïds et son solde de tous comptes. Il n’avait jamais dépensé son pécule. Ça devait lui permettre de tenir un bon bout de temps.

DHE commença ses recherches. Méthodiquement, il arpenta quasiment chaque planète du secteur pour trouver le moindre indice sur Karoly. Il fit d’abord le tour des contacts de la Nouvelle République, puis s’adressa à ceux qu’il avait rencontrés, et par interroger un peu tout le monde. Puis il chercha des informations via des réseaux illégaux, dont il finit par comprendre la structure et les liens.

En vadrouillant dans tout le secteur, DHE développa des contacts et des relations parfois proches avec nombre de notables et de criminels. Ils rendaient des services et réciproquement, mais DHE gardait toujours son éthique, et son réseau le savait bien. Il surveillait aussi les graines instaurées par l’Étoile Lointaine et s’assurait que tout aille dans le bon sens, en informant régulièrement Kalshebol. Il devint ainsi un intermédiaire qui comptait dans le paysage. Il influença les choses. Il sut mettre les bonnes personnes en relation en sachant se faire respecter par chacune et agir lui-même quand il le fallait. Il apprit à orienter les décisions, transactions et actions, dans un sens où tout le monde y gagnait, mais qui à chaque fois était empreintes de celui qu’il choisissait de privilégier. Et d’ailleurs ça lui donnait l’impression de contribuer au bien tout en respectant chacun, et ça redonnait presque un sens à sa vie. Presque…

Sans qu’il ne comprenne pourquoi, ses actions l’avaient rapproché encore plus du côté obscur, et ce, d’une manière quasi irrémédiable au point où il en était. Il le sentait. Et il en était dévasté. Il se disait que c’était peut-être le destin…

En outre, il pensait ne passer quelques mois à chercher. Mais deux ans après, personne n’avait été capable de rapporter la moindre information probante sur Karoly… Il devint certain qu’elle n’était jamais repassée par là.

Donc non seulement il n’avait pas avancé, mais en plus, il allait dans le sens strictement contraire de ce à quoi il aspirait… Était-il voué au côté obscur comme le destin l’y poussait ? Le fait de se questionner encore lui fit réaliser qu’il pouvait et devait combattre ce destin, qu’il n’était pas trop tard !
Plus loin sur la route de l’espoir !

DHE décida alors de traverser le Rift dans le vaisseau de transport modifié qu’un gang lui avait laissé en paiement. Après avoir trouvé un pilote capable du pire, il s’engouffra à nouveau dans le souvenir vivant d’une bataille ancestrale. Il refit le long chemin qu’il avait emprunté et reprit ses recherches.

Puis de la même manière, il arpenta l’autre côté du Rift. Il poursuivit l’exploration au-delà de ce qu’avait investigué l’Étoile Lointaine. En récupérant son héritage, il en découvrit davantage sur les civilisations et leur histoire, et se tissa un nouveau réseau, avec la peur au ventre que cela le pousse davantage vers le côté obscur.

Il eut finalement quelques pistes concernant Sarne et son échappée. Mais toutes les pistes étaient froides. La bonne nouvelle, c’était que le Moff n’avait pas tenté d’actions dans ces contrées. La mauvaise, c’était que personne ne savait ce qu’il était advenu. Devait-on s’attendre au pire ou imaginer qu’on entendrait plus parler de lui ?

Mais toujours aucune trace de Karoly, aucune. Et un an après sa traversée, son absence le rongeait toujours, et de plus en plus. Il savait qu’elle était en vie. Il le fallait. Mais ne rien savoir et ne rien trouver devenait insupportable.

Il réalisa alors qu’il était peut-être normal qu’il ne trouve pas. Il n’était pas en paix, loin de là. Chaque pas en avant ne faisait qu’accentuer sa peur et sa douleur. Chaque pas en avant le rapprochait de ce que le destin avait décidé pour lui, l’éloignait de la Force, l’éloignait de lui-même et l’éloignait de Karoly, car il était meurtri, quoi qu’il se disait.

3. Un combat intérieur

C’est chez les Yapis qu’il se rendit. Leur vie avait repris un cours normal. La Citadelle et Darksrtyder n’étaient plus qu’un souvenir. Malgré les difficultés de communication, il trouva comment échanger avec un de leurs « sages ». Ce dernier sembla comprendre la douleur de DHE et le conforta dans son besoin de retrouver la paix. Mais il lui expliqua qu’il ne pourrait pas l’aider, et qu’il lui fallait choisir un long chemin, seul.

Après mûre réflexion, DHE choisit d’écouter plus avant le Yapi, qui ne fit que lui donner quelques conseils, profonds ou bizarres, et lui dessiner une carte avec une croix en guise de destination. En le poussant en dehors du village, il termina par lui dire qu’il n’était plus le bienvenu et qu’il ne devait pas revenir tant que son problème n’était pas résolu !

DHE se dit que ça ne coûtait rien d’essayer de trouver cette croix et qu’une balade en pleine nature lui rappellerait Terra III, sa planète d’origine. Il commença par laisser ses affaires dans son vaisseau comme lui avait conseillé le Yapi et ne garda qu’un sac à dos avec quelques vivres et son sabre laser.

Il prit alors son plan et marcha pendant plusieurs heures. Quand il réalisa que la distance parcourue pour seulement arriver au premier repère faisait que l’échelle devait être monstrueuse, il se dit qu’il s’était bien fait avoir. Et avant la tombée de la nuit, après avoir seulement parcouru deux centimètres sur la carte, il se dit qu’il allait camper là et rentrer à l’aube pour aller directement sur la croix, en vaisseau.

Le lendemain, quand il prit le chemin en sens inverse, il se perdit rapidement. C’est en revenant sur ses pas qu’il retomba sur le lieu de son campement. Il retenta un retour mais se perdit à nouveau. Par contre, il se rendit compte que le chemin lui semblait clair à chaque fois qu’il allait dans la direction d’origine… Là, c’était sûr, le Yapi s’était moqué de lui !

Il décida de reprendre sa route vers la croix et commença à réfléchir, ou plutôt à se souvenir. Les paysages qu’il traversait lui rappelaient en effet Terra III, sa jeunesse, son frère Dorian. Il prit grand plaisir, avec nostalgie, à se préparer un campement au milieu des arbres et au bord d’un étang, pêcher de quoi se nourrir de quelque chose de frais, et cuisiner le poisson sur son feu de camp.

Le lendemain, il retenta, pour rire, de revenir en arrière et, comme il s’y attendait, se perdit à nouveau. Son destin était d’avancer, se dit-il. Donc, il poursuivit sa route vers cette croix mystérieuse. Ce sont tous ses souvenirs avec les Papys qui revinrent, depuis les collections de gants de soldats impériaux jusqu’aux nombreux événements dramatiques où des frères étaient tombés.

Il se rappela ensuite, et dans les moindres détails, de tous ceux qui lui étaient chers. Il en vint naturellement à se rappeler de Karoly, du bien-être et de l’espoir qu’elle lui transmettait. Il prenait aussi son temps pour apprécier son parcours. Et à mesure qu’il avançait, ce sont ses sens et ses sentiments qui revenaient, autant qu’il ressentait l’environnement qu’il traversait.

Sans trop s’en rendre compte, il avait passé une semaine à marcher, se souvenir, ressentir, et faire des choses simples avec plaisir. Il réalisa qu’il n’avait pas réfléchi, qu’il ne s’était pas inquiété, ni même interrogé, pas même sur la carte qu’il ne regardait plus depuis des jours.

Enfin arrivé à la croix, il découvrit une cabane au bord d’une chute d’eau tombant dans une petite rivière. Vide, et ce depuis fort longtemps au vu de la poussière accumulée, elle paraissait chaleureuse bien que très spartiate. Il s’y sentit bien et entreprit de la nettoyer avant d’y passer la nuit. Là, les questions réapparurent, et après une nuit agitée, il se dit qu’il n’allait pas trainer et rebrousser chemin.

Mais ce qui devait arriver arriva : il se perdit, encore et encore, pour revenir systématiquement sur la cabane. À la fois résigné, agacé et inquiet, il explora les alentours pour constater qu’il pourrait se débrouiller pour survivre un peu là. Après plusieurs jours, il se renonça même à chercher son chemin de retour. Il se posa sur un rocher au bord de l’eau et s’efforça de méditer avant de s’interroger. Les jours passèrent, séparés par des nuits toujours aussi difficiles. Il alternait entrainement, méditation et réflexion. Les semaines passèrent, les mois passèrent…

Alors qu’il ne comptait plus les jours, et que ses nuits devenaient terribles, il décida d’approfondir chaque point qui le torturait. En persévérant, c’est au bout d’efforts longs et importants, de remises en cause de choix effectués et des conséquences sur son point de vue, qu’il finit par accepter un point, puis un autre, etc. Au fur et à mesure qu’il résolvait un à un ses problèmes, ses nuit se faisaient plus douces. Chaque question répondue, chaque inquiétude levée, chaque sentiment accepté, lui apportait une telle sensation de libération qu’il redoublait d’effort pour les suivants.

Le plus difficile fut évidemment de ne pas retrouver Karoly. Pourtant, il savait qu’elle était en vie. Il le sentait désormais. Et surtout, il prit conscience qu’il n’avait pas besoin de la trouver. Ni pour l’aimer, ni pour la protéger, ni pour avancer. Son chemin était droit devant lui et partait de son cœur. Il était en paix.

De manière incessante, mais très naturellement, il poursuivit exercices physiques, pratique du sabre laser, méditation, introspection, et exercices liés à la Force, jusqu’à ce qu’il se sente en harmonie complète avec lui-même et avec son environnement. Il crut même sentir qu’il arrivait à améliorer ses pratiques de manière significative, mais ce n’était peut-être qu’un espoir. Il crut même sentir qu’il récupérait plus vite, mais ce n’était peut-être qu’un espoir. Il crut même sentir qu’il pouvait agir sur son environnement, mais ce n’était peut-être qu’un espoir. Bref, il se disait qu’il avait enfin trouvé un moyen de vaincre son destin, même si ce n’était que dans sa tête ! Ça pouvait même largement lui suffire, car avancer sur son chemin rêvé finalement la seule belle chose qu’il avait réussi à gagner.

Près d’un an après son départ, il retrouva le chemin du retour, sans aucune difficulté. Il se dit même qu’il avait mis un peu plus de deux heures pour arriver à la cabane, alors que c’est le temps qui lui fallut pour regagner le village !

Il ne trouva pas le Yapi qui l’avait conseillé, et les autres ne semblaient pas le connaître… Mais DHE savait ce qu’il avait à faire.

4. Et là, c’est le drame

C’est à ce moment là que son attention fut attirée par la petite table au centre de la cabane du Yapi qui n’avait peut-être jamais existé. Il y avait une petite boîte dessus. Pourtant, il en était sur, quand il était arrivé, il n’y avait rien. Fiévreusement, il s’approcha de la table. C’était un holocron, un artefact Jedi.

À son contact, l’holocron s’illumina et l’holo de Karoly apparut : « DHE. Si cet holocron s’active, c’est que comme moi tu as pris le chemin de la rédemption. Je te souhaite la meilleure réussite. Sache avant tout que je suis désolée, mais il ne pouvait en être autrement. Il en va de ta survie, de la mienne et de celle d’Akazz. Je n’aurais pas pu t’expliquer, tu ne m’aurais pas écoutée de toute façon et tu m’aurais empêchée de partir. Il n’y a pas d’émotions, il y a la paix. Une fois déjà, j’ai transgressé cette règle en imaginant que j’étais plus forte et que je pourrais dominer mes émotions. Cela s’est soldé par une dérive et j’ai failli y perdre mon âme en plus de mon mari. Je ne ferai donc pas deux fois la même erreur. Je suis désolée, je ne peux répondre à ce que tu attends. Je n’ai qu’une tendre affection pour toi et même si je devais avoir d’autres sentiments, je les enfouirais au plus profond de mon âme. Je suis désolée. Abandonne les papys ou rejoins les, mais tu ne peux osciller entre les deux mondes que tu chéris, et trouve ta voie, celle qui t’amènera à la sérénité. Que la force soit avec toi. »

En un instant, tous les efforts faits depuis des années, tout le bien être acquis au cours des derniers mois, tout son combat contre le destin, étaient anéantis. Que ressentir face à tant d’incompréhension, de distance, d’injustice ? Les mots de Karoly montraient qu’elle n’avait rien compris à ce à quoi DHE aspirait. Quant à elle, il réalisa qu’elle ne serait jamais prête à prendre le risque d’assumer des sentiments qui, s’ils avaient un jour existés, n’étaient que danger pour elle. Et en plus, il ressentait la forme choisie pour le contacter tellement lâche, tellement lâche…

La « voie » de DHE était choisie avant ce message. Là, sa voie s’était quand même effondrée devant ses yeux…

Il s’était libéré, profondément, de ses démons. Il avait avancé, à l’encontre du destin, dans la direction qu’il souhaitait plus que tout. Il était prêt à se vouer aux autres, comme il l’avait toujours fait, maintenant mais dans une forme différente. Il voulait apprendre. Il voulait aimer. S’était-il encore trompé de voie ? Pourquoi devait-il payer sys-té-ma-ti-que-ment ses avancées par un retour du destin ? Il resta près d’une semaine assis en tailleur dans la cabane du Yapi qui n’existait pas, sans que les Yapis qui existaient ne réussissent à avoir son attention…

Après s’être enfin nourri, il reprit son vaisseau en direction du Noyau.

5. Une nouvelle cause ?

Après quelques péripéties pour revenir sur le secteur de Kathol, DHE se tint au courant des évolutions et donna enfin des nouvelles à la Nouvelle République. Il en profita pour faire savoir qu’il recherchait toute information sur des Jedis. On lui indiqua que le Général Skywalker avait disparu et que rien ne présageait qu’il y en eut d’autres encore en vie.

Il se diriga alors vers le Noyau, mû d’une énergie nouvelle. Il chercha d’abord Thya et Sylvinia, deux Jedis qui allaient sur Sanction IV quelques années auparavant. Quand il finit par les trouver, il leur soumit son idée de fédérer les Jedis. C’est l’instruction des jeunes qui les convainquit. Chacun partit dans une direction pour tenter d’en trouver d’autres.

Malheureusement, personne n’en trouva, et les temples étaient tous vides ou détruits. Les quelques indices explorés ont même fini par coûter la vie de Thya. Sylvinia préféra partir pour apporter son aide aux planètes qui en avaient besoin. Et DHE se retrouva seul dans sa quête sans la moindre idée de comment poursuivre. Même son Astromec, qui avait plus d’une fois essayé de lui faire croire qu’il avait reçu des témoignages pour lui faire garder espoir, renonça…

Ce n’était donc définitivement pas la voie qu’il devait poursuivre. DHE réalisa qu’il ne pouvait pas lutter contre le destin. Quelque chose avait décidé qu’il échouerait dans toutes ses tentatives de faire le bien par l’amour et par la paix, ou qu’il ne savait pas y faire, et qu’il n’y pouvait vraiment plus rien, car il avait tout essayé.

Il réalisa aussi qu’il avait besoin de ressentir, à l’inverse exact de ce que Karoly avait pu montrer de la théorique manière d’être des Jedis. Celle qui aurait tant pu lui apprendre ne lui aurait donc appris qu’à perdre son humanité, comme elle l’avait elle-même perdue. Il ne pourrait jamais devenir Jedi, puisqu’il savait aimer. Quelle tristesse… En même temps, il se dit que c’était surtout Karoly qui était mal finie !

Le paradoxe, c’est qu’il sentait au plus profond de lui qu’il ne pourrait pas facilement ressentir la même chose qu’il avait déjà éprouvé, notamment pour Élérina et surtout pour Karoly. Mais il l’accepta.

6. Et si on reprenait les bonnes vieilles idées, plutôt ?

Comme il se rappelait qu’il aurait bien aimé en apprendre davantage sur les Mandaloriens, il se dit qu’il pourrait finalement s’y mettre, tout en continuant à chercher des Jedis. Il avait entendu dire qu’un Mandalorien avait été vu sur Tatooine, alors il prit la route vers la bordure extérieure. Arrivé à l’astroport de Mos Eisley, un gars patibulaire lui conseilla de se rendre à la Cantina de Chalmun pour se renseigner.

Constatant que la ville était exactement comme on la décrivait, il restait sur ses gardes en la traversant. Par contre, il comprit que c’était un endroit où récupérer quelques pièces rares pour son vaisseau et son armure. Même s’il dut rattraper un Jawa qui voulait partir avec son petit MSEXPR6 et découvrir que la négociation était un art qu’il ne maîtrisait pas tant que ça, il trouva ce qu’il cherchait, ainsi que la Cantina.

Repère de voyous et de chasseurs de primes en tous genres, elle avait néanmoins un certain charme, cette Cantina. Et son expérience des réseaux criminels le dirigea rapidement vers une alcôve où trois individus étaient attablés : deux brutes la main sur le blaster et un balafré en armure de chasseur de prime, vautré dans son canapé, en train de regarder DHE arriver, d’un air condescendant.

Après avoir montré patte blanche, la discussion commença, mais tourna court quand le balafré expliqua que DHE ne sortirait pas de là vivant s’il ne donnait pas son armure. Un renversement de table plus tard, les tirs de blaster commencèrent à fuser, jusqu’à ce que la sagesse imposée par trois canons sur sa tempe le mène à se rendre.

Comment en était-il arrivé là ? Non seulement il n’avait finalement rien réussi depuis son départ des Papys, mais en plus, il se retrouvait pris au piège dans un lieu sordide en cherchant des pistes pour se rapprocher de mercenaires… Ça devait être un signe !

Comme si de rien n’était, la musique interrompue pendant la bagarre avait repris. DHE se fit menotter, puis fouiller, et le balafré lui retira son casque.

C’est alors qu’une des brutes reçut l’ordre de le descendre, et que la porte d’entrée s’ouvrit sur une silhouette en contre-jour. Le flingue s’aligna, la silhouette bondit et de sa main jaillit une lumière et un son reconnaissables, qui finirent par couper le blaster en deux à la seconde où sa gâchette s’écrasait. Le silence revint d’un coup et tous se retournèrent vers l’altercation. Le sabre laser noir vint immédiatement au front du balafré. C’était une mandalorienne, pour sûr, au vu de la forme de son casque et du beskar de son armure : « Stop, on a bien ri mais ça suffit ! On s’en va sans faire d’histoire, OK ? ».

DHE n’en croyait pas ses yeux. C’est au moment où il ne cherchait plus à suivre la voie des Jedis qu’il finissait par avoir de la chance. « Putain de Force quand même ! » se dit-il. Elle le libéra d’un geste, il reprit ses affaires, ils sortirent à reculons et la musique reprit.

Arrivés dehors, elle lui demanda : « Il parait que tu cherches des mandaloriens mainten… ». Quand la porte se rouvrit, deux sabres laser s’allumèrent, un noir et un rouge à double faisceau, et la porte se referma aussitôt. « Je disais donc : il parait que tu cherches des mandaloriens, maintenant ? Ça fait longtemps qu’on te surveille, tu sais. Je ne pense pas que tu sois à la hauteur, mais on m’a demandé de te ramener. Tu serais celui dont on aurait besoin pour démerder un très gros problème. Suis-moi ».

– Fin –